La boulangerie forme énormément d'apprentis. Bonne nouvelle : les règles sont simples. Mauvaise nouvelle : une dispense mal faite peut coûter cher en cas de contrôle.
La mutuelle : oui, dès l'embauche
Un apprenti est un salarié comme les autres. Dans le régime de branche de la boulangerie artisanale, il est couvert dès son embauche, sans délai d'attente, à la même cotisation que ses collègues : 64,08 € par mois en 2026, dont au moins la moitié payée par l'employeur.
Les dispenses possibles
Un apprenti peut demander à ne pas être affilié dans certains cas, notamment :
- sa part de cotisation dépasserait 10 % de son salaire brut ;
- il est déjà couvert, par exemple comme ayant droit sur le contrat collectif obligatoire d'un parent ;
- il bénéficie de la complémentaire santé solidaire.
La dispense doit toujours être demandée par écrit par l'apprenti, avec un justificatif, conservée par vous, et renouvelée à chaque échéance. Une dispense orale ne vaut rien face à l'URSSAF. Le cabinet WealthWise Conseil détaille tous les cas dans son guide des dispenses d'affiliation autorisées.
La prévoyance : l'apprentissage compte
Pour le maintien de salaire en cas d'arrêt maladie (90 % du salaire pendant 180 jours), la convention exige un an d'ancienneté dans la profession. Les années d'apprentissage sont prises en compte : un jeune qui vient d'être embauché en CDI après son CAP peut donc déjà en bénéficier.
À la fin du contrat
Si l'apprenti quitte la boulangerie et s'inscrit à France Travail, il garde gratuitement sa mutuelle et sa prévoyance pendant la durée de son contrat, dans la limite de 12 mois. S'il reste chez vous en CDI, veillez simplement à ce qu'il n'y ait pas de trou de couverture.
Tous les cas, profil par profil, sont sur notre page apprentis et temps partiels.